c_est_pashuit romanciers africains d'aujourd'hui rient noir

Crée au théâtre des Marronniers à Lyon et à la Maison du Peuple de Pierre Bénite ( 69) en 2004 Avec l’aide de l’ADAMI et du FASILD

Avec Robbas Biassi Biassi et  Raymonde Palcy

Adaptation et mise en scène Claude Défard assisté de Magali Berruet
Lumière Jord Le Dortz
Musiques Robbas Biassi Biassi
Textes de Tierno Monénembo, Emmanuel Dongala,  Patrice Nganang , Ken Saro-Wiwa, Ahmadou Kourouma , Pepetela, A Wabéri, Lye M Yoka - textes chantés Claude Défard et Robbas Biassi Biassi

Une Afrique des villes, et des enfants

Pas de masque, pas de conte, pas de boubous, pas de griot. Nous sommes dans une Afrique citadine d’aujourd’hui. D’Abidjan à Djibouti en passant par Luanda domine la voix de l’enfant aux multiples visages : enfant soldat, enfant guide, enfant juge et observateur aussi…La musique, ce n’est pas toujours la percussion attendue ; le jazz parfois débarque pour revisiter ses propres origines. Il y a aussi un chien, qui sait tout des coucheries et des petits arrangements des quartiers de la capitale… Il y a des mystères comme l’effondrement soudain d’immeubles flambant neufs… Et des envahisseurs extraterrestres qui finissent par devenir sacrément encombrants… Sur scène deux comédiens : Robbas Biassi Biassi, un Zairois qui est aussi musicien ; Raymonde Palcy, « africaine » de la dispora puisque Martiniquaise. Et de la musique : saxophone, sanza et lokolé…Des guerres, bien sûr, guerres civiles, guerres sournoises, guerres sanglantes… mais il y a aussi ceux qui préfèrent le plaisir, celui du khat ou du vin de palme. D’Abidjan à Djibouti en passant par Luanda et par Yaounde résonne le rire de six romanciers africains d’aujourd’hui, six satiristes de leur société…Un rire communicatif mais noir.

les auteurs

Tierno Monénembo : Né en 1947 en Guinée francophone, il a dû fuir son pays à l’âge de vingt ans et vit actuellement à Caen. * L'Aîné des orphelins" ( Le Seuil) Emmanuel Dongala : Né en 1941 en R.P. du Congo, francophone…De père congolais et de mère centrafricaine, il estaujourd'hui professeur de chimie dans le Massachusetts et professeur de littérature africaine francophone dans l'état de New-York. * Jazz et vin de palme "( Serpent à plumes) Patrice Nganang : Né au Cameroun en 1970, francophone…II s'est installé en 2000 aux Etats-Unis où il enseigne les langues et les littératures française, francophone et allemande. * Temps de chien 2001"(le Serpent à Plumes) Prix Marguerite Yourcenar en 2001 et Grand Prix de l'Afrique Noire en 2003  Ken Saro-Wiwa : Ecrivain, président de l'Association des écrivains nigérians, il avait fondé en 1990 sa propre maison d'édition. II était président du Mouvement pour la survie du peuple ogoni qui lutte contre les ravages écologiques et économiques infligés par les compagnies pétrolières. Son discours ne plaisait pas aux dirigeants nigérians. Accusé de meurtre il a été condamné par un tribunal d'exception à la suite d'une mascarade de procès. II a été pendu en novembre 1995.   *Sozaboy 1998' (Actes Sud) Ahmadou Kourouma : Né en 1927 en Côte d'Ivoire, francophone, mort à Lyon en 2003…Publie son premier roman en 1968, Les Soleils des indépendances, qui marque un tournant dans la création littéraire francophone. Très vite, le roman devient une référence pour bon nombre d'écrivains africains.Mais, en disgrâce avec le pouvoir ivoirien pour en avoir dénoncé les errements, il ne peut pas poursuivre immédiatement sa carrière littéraire et ce n'est que 20 ans plus tard qu'il publiera son second roman, Monnè, outrages et défls.. II obtient en 1999 le Prix du Livre Inter pour En attendant "Le Vote des bêtes sauvages".       * Allah  n’est pas obligé" (Le Seuil) Pepetela : Né en 1941 en Angola, lusophone…Dès 1960, il participe à la guerre d'indépendance avec le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola. A l'issue de celle-ci, en 1975, il est nommé ministre de l'Education. Il a écrit une dizaine de livres publiés en Angleterre, Italie, Espagne et Pays-Bas. * L’Esprit des eaux" (Actes Sud) Abdourahman Waberi : Né en 1965 à Djibouti. Waberi  raconte son pays dont l'histoire récente n'est consignée nulle part, du fait de la censure nationale et de l'indifférence internationale. Son pays, c’est selon le titre d’un de ses ouvrages un " Pays sans ombre" (Le Serpent à plumes). Lye M Yoka : est né à Kinshasa en 1947. Il a été directeur artistique du théâtre national du Zaïre. Ses "Lettres d'un Kinois à l'oncle du village" * ( L'Harmattan) ont d'abord paru dans la presse.

PRESSE

EKODAFRIK   N° 82 du 28 janvier 2005  « C'est grande affaire !  Un fil conducteur : le récit d'enfant; une ligne rouge: la guerre. Robbas Biassi Biassi et Raymonde Palcy endossent tour à tour le rôle de l'enfant­ griot qui dit, confesse, raconte, ment aussi parfois...Sur scène, un univers volontairement dé­pouillé, Pas de statuette ni de masque afri­cain, pas de boubous ni de gris-gris... Haro sur les clichés d'une Afrique villageoise peuplée de vieux sages palabrant avec indolence au pied du baobab. L'Afrique d'aujourd'hui a des buildings qui s'écrou­lent sous le fracas des kalachnikovs (... ) Il y a ces enfants soldats, bar­dés d'armes, cigarettes aux lèvres qui sans ambages ra­content qu'ils ont tué, massa­cré. Il y a ceux qui assistent impuissants à la petite mort annoncée d'un peuple rongé par le khat, cette herbe que l'on mâche à longueur de journée; elle immunise contre la faim, la peur... la conscience. Rele­vons à ce propos le jeu de Raymonde Palcy qui d'une voix métalli­que, atone, sans âme, dit l'inhi­bition conférée par cette dro­gue (…)Mais que l'on ne s'y trompe pas, le rire est très souvent au rendez-vous tant par le français-petit nègre cher à bien des auteurs africains contemporains qu'à des situations on ne peut plus incongrues et hilarantes. On rit, noir, jaune aussi.. Robbas Biassi Biassi saxophone en bouche et sanza à la main marque le passage d'un texte à l'autre accompagné d'une petite chanson, légère et douce  mais à bien y écouter non dénuée de gravité... » Noémie Grataloup

 

Politis 21 octobre 2004  :   « La compagnie La Poursuite porte au théâtre des littératures contemporaines qu’elle aime et veut faire partager. Des textes qui par leur contenue et leur forme questionnent la société : paroles de détenus, d’enfants, d’esclaves, de marginaux. Une réflexion sur le racisme et la condition des Noirs » Emery  Taisne   

Cité Black Lundi 18 octobre  2004  :  « …Sur la carte que nous avons appris tous à l'école, l'Europe est au centre, donc très grosse, l'Afrique  en bas à droite, donc toute petite.  Un géographe, je crois qu'il s'appelle s'appelle Peters, a dessiné une autre projection : l'Afrique au centre, donc plus grosse, l'Europe au coin, donc petite... Je pense que nous, nous faisons le même travail de changement de perspective en plaçant les cultures "du sud" au centre de  nos préoccupations: on les remet à leur taille !…(propos recueillis par H N)

Amina Décembre 2004 : "Une pièce à deux comédiens montée par Claude Défard, à partir de huit extraits de romanciers africains contemporains et de romanciers francophones, anglophones et hexophones… Un spectacle  pour mon­trer que l'Afrique n'est pas un pays mais un continent. … des cultures…"

Bulle de gones novembre 2004 : « Claude Défard a mis en scène une Afrique des villes et des pays qui rient noir, à la fois réelle et imaginaire avec en filigrane l’importance de l’enfance… »

Lyon Poche 17 novembre 2004…C'est pas pétite affaire porte un regard noir et rigolard sur l’Afrique d’aujourd’hui avec une ironie d’autant plus mordante que ce sont des personnages d’enfant qui la portent. Tout se se passe ici en ville dans un incroyable chaos de trottoirs surpeuplés à mille lieues de la brousse…

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