de Madeleine Chaumat, avec le soutien de la compagnie Parlons-en, avec Bernard Gerland et Raymonde Palcy, Mise en espace Claude Défard, Lumière Jean Tartaroli, Regard chorégraphique Audrey Nion, Regard littéraire Georges Chich

pour blog

L’auteur et le texte
Toute jeune, Madeleine Chaumat part travailler en Algérie, comme dactylo sans aucune idée politique. Choquée aussitôt par les injustices coloniales, elle  rencontre les insurgés algériens et accepte de  taper des tracts. Elle est arrêtée au moment de la bataille d'Alger en 1957. Emmenée à la Villa Sesini, le centre secret de l’armée française, elle subit de longues tortures. Elle le raconte par écrit vingt ans après, pour tenter de faire comprendre à ses proches, et aux médecins, les troubles dont elle souffre depuis cette épreuve. Son texte  n’est pas destiné à l’origine à la publication. Ce n’est que récemment que Madeleine Chaumat s’est laissé convaincre de le divulguer.

Un oratorio à deux voix
« Le sujet du texte, à mon avis, et de notre création, c’est la torture, et l’impossibilité de l’oubli et du pardon. La guerre d’Algérie est le cadre, pas le sujet (d’autres lieux et d’autres guerres reviendraient en partie au même). Ceci dans un récit écrit vingt ans après les faits, et que nous jouons trente-cinq ans après encore. Écran du temps et de la mémoire. Le temps presque comme tangible.Notre spectacle est un oratorio à deux voix (dédoublement parallèle à celui raconté dans le texte) dont l’objectif est de tenter de dire l’indicible.
Les deux comédiens, « Elle » et « Lui » sont comme deux instruments de musique. Ils rendent compte de la même histoire, sur des tempos parallèles et qui ne se rencontrent pas. Et ils  ne communiquent pas entre eux.Elle porte les émotions, y compris paroxystiques, revécues par l’auteur dans son texte, ceci en s’appuyant sur la chorégraphie minimaliste mais très présente d’Audrey Nion. Sans réalisme. Ni adresse au public à proprement parler (elle le traverse). Lui est le porteur des faits, d’une certaine rationalité, également présents dans le texte. Il s’exprime comme pour lui-même. Et pour lui-même, il énonce, constate, sans émotion. C’est l’huissier dépassionné de la vérité et même des douleurs. Il est le regard de la mémoire. »
Claude Défard, metteur en scène


Spectacle créé à Lyon du 7 au 11 octobre 2015 au moment de la publicaion du texte aux Editions La rumeur libre

DOSSIER L_Alg_rie__le_soleil_et_l_obscur

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